Des nouvelles de Lanterne Accueil

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Malgré la pandémie, nous maintenons des liens réguliers avec les familles, soit par téléphone ou WhatsApp soit, avec précautions, pour certains, à domicile.

Les Makho sont en voie de déménagement rue Jean Moulin, au centre de Caluire, dans un logement social avec trois chambres. Nous leur avons proposé de les aider financièrement pour l’équipement de l’appartement. Linda avait mis de l’argent de côté et ses frères, très débrouillards, vont apporter leur aide logistique.

La famille Ahmed (la maman et les deux grands fils) a été atteinte par le COVID fin janvier mais heureusement sans gravité. Ils ont été testés à domicile et sont restés chez eux.

Du coup, Janyar (en 6e) n’a pu aller à Divertisport (dans le 3e) pendant les vacances de février. Il a continué à travailler avec M. Wannous via Skype (soutien scolaire régulier). Serdar (19 ans) a fait un stage en janvier dans une pharmacie et se prépare au bac pro au Lycée Diderot. Delyar (25 ans) suit les cours de LEA sur écran et travaille le dimanche chez Vival. L’un de nous voit les parents chaque semaine pour les aider à progresser en français.

Nous sommes entrés en contact avec l’association CPU (Coup de Pouce Université) qui entre autres activités, propose des cours de français à des étudiants demandeurs d’asile (une cinquantaine d’inscrits), soit via Zoom, soit en présentiel. En cette période particulièrement difficile, le directeur, le père Gindre, met à leur disposition chaque semaine de la nourriture fournie par la Banque alimentaire. Nous avons proposé de leur procurer aussi des produits d’hygiène et de toilette. Une première livraison a été faite fin janvier.

Une ancienne étudiante de CPU en difficultés nous a été signalée. Géorgienne, elle vit à Villefranche dans un foyer ADOMA avec son mari et deux enfants et attend un bébé pour avril. Depuis 7 ans en France, ils ont été déboutés du droit d’asile par l’OFPRA et par la CNDA, mais une dernière chance réside dans un RV à la Préfecture en mars. Pour obtenir une régularisation, il est indispensable qu’ils soient accompagnés par l’avocate qu’ils ont trouvée.

Nous avons proposé de prendre en charge les honoraires de cette avocate pour l’ensemble de son action : plusieurs rendez-vous à Lyon, constitution du dossier, accompagnement et soutien à la préfecture.

Enfin, comme, du fait de la fermeture des frontières, nous devons encore attendre pour qu’une nouvelle famille puisse être prise en charge, nous avons fait parvenir 5000 € à la Cimade.

Jacques Joatton

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