Le pasteur

Notre pasteur : Bernard Millet


Version 2

Bernard Millet est né le 05 janvier 1955 à Genève. Il est marié et père de trois enfants. Pasteur “généraliste”, il a exercé son ministère successivement à Lille et Roubaix, à Montchat-Lyon-est, Marseille et Le Pays de Gex. Il a été nommé sur la paroisse de Lyon-Terreaux au 1er juillet 2012. À côté du ministère en paroisse, Bernard Millet a exercé la charge d’aumônier de prison à la maison centrale et à la maison d’arrêt de Loos les Lille dans le Nord et à la maison d’arrêt de Montluc (Lyon). Il a partagé de nombreux engagements dans le mouvement œcuménique… Depuis 2004, il est animateur de stage pour la formation permanente des pasteurs dans le cadre de la « communion protestante luthéro-réformée (CPLR) ». Il a grandi et fait ses études secondaires en Haute Savoie. Il a poursuivi ses études de théologie à Paris, Genève et Montpellier. Il reçoit sur rendez-vous à son bureau et visite à domicile. On peut le joindre à l’adresse suivante :

bn.millet@free.fr

Qu'est-ce qu'un.e pasteur.e ?

Dans l’Église Réformée de France, les pasteur(e)s sont des femmes et des hommes qui ont ressenti une vocation, un appel (intérieur) à cette fonction de service dans l’Église et qui sont reconnu(e)s comme pasteur(e)s par un appel (extérieur) de l’Église. Dans les Églises protestantes, cette conjonction de l’appel intérieur de l’Esprit-Saint et d’un appel extérieur de l’Église ne modifie pas leur statut de chrétien(ne)s (ce ne sont pas des « clercs » mis à part des « laïcs ») ; ils ont « seulement » une fonction spécifique au service de l’Évangile. Le plus souvent ils et elles sont marié(e)s.

Ce sont essentiellement des théologien(ne)s, aujourd’hui titulaires d’un Diplôme d’Études Supérieures Spécialisées de niveau Bac+5 délivré par une faculté de théologie, principalement l’Institut Protestant de Théologie à Paris et à Montpellier, et la Faculté de Théologie Protestante de Strasbourg.

Les étudiant(e)s sont souvent des personnes ayant déjà une expérience professionnelle qui souhaitent se « reconvertir » après une première carrière qu’elles jugent insuffisante eu égard à leur engagement de foi.

Après la licence, celui ou celle qui veut devenir pasteur(e) sollicite son agrément auprès de la Commission des Ministères qui vérifie le sérieux de la démarche du (de la) candidat(e), ses compétences théologiques, ses capacités relationnelles et l’adéquation de ses aspirations avec les besoins et possibilités de l’Église.

Après le D.E.S.S., l’étudiant(e) est affecté(e) par la même C.d.M. sur un premier poste pour une période probatoire de deux ans ; il (elle) est alors proposant(e). Au bout de cette longue « période d’essais », la C.d.M. prononce éventuellement l’admission au ministère. Lors de son installation dans son premier poste, le (la) pasteur(e) est l’objet d’un Culte de reconnaissance du ministère d’un ministre du culte.

Il faut comprendre « ministère » dans son sens premier (du latin ministerium) de « service ». Il ne s’agit pas du rôle prépondérant de décideur qu’a un membre du gouvernement, mais de sa mise au service de l’Évangile, de l’Église, des croyant(e)s et des personnes cherchant Dieu.

Dans l’Église Réformée, et contrairement à la théologie d’autres Églises chrétiennes, ce culte de reconnaissance d’un ministère n’a pas de valeur de consécration. Ce n’est pas l’Église qui donne à quelqu’un le pouvoir de faire des sacrements, c’est l’Église qui reçoit avec reconnaissance le serviteur (la servante) de la Parole de Dieu que l’Esprit lui a envoyé.

Les pasteur(e)s postulent sur un poste libre et sont choisis par le Conseil Presbytéral. Ils (elles) sont ensuite nommé(e)s par le Conseil Régional. Lors de leur installation sur leur nouveau poste, l’Église célèbre un Culte d’accueil d’un ministre.

Nul ne peut imposer un(e) pasteur(e) à une Église Locale
Nul ne peut imposer une Église locale à un(e) pasteur(e).

La durée d’une affectation est ordinairement de sept ans, elle est renouvelable une seule fois selon des modalités analogues, mais allégées, à une affectation.

Les pasteur(e)s quittent leur ministère quand ils (elles) le souhaitent, en particulier à partir de 65 ans pour prendre leur retraite ; ils (elles) deviennent alors pasteur(e)s émérites. Pour cela ils et elles cotisent aux différents régimes de Sécurité Sociale des Salariés.

Les anciens pasteurs...


Le dernier pasteur de l’Église Réformée des Terreaux était Jean Dietz ; venant de Bourg-en-Bresse, il avait été nommé ici mi 2005 après avoir été reçu pasteur en 2000. Il est parti en juillet 2010 pour un nouveau poste régional où il favorisera les relations de coopération et d’assistance mutuelle entre Églises locales. Il a 57 ans.

Il est ingénieur (INSA) et docteur en physique (matériaux). Il a publié début 2008 un premier roman La grâce seule aux éditions de l’Harmattan. Ses prédications sont rassemblées sur son bloc personnel : http://predicationdejeandietz.blogspot.com/

Vous pouvez lui envoyer un courriel à l’adresse : jean.dietz@protestants.org

Madame la pasteur émérite (c’est ainsi qu’on désigne les pasteur(e)s en retraite) Horsta Krum a été en poste dans notre Église locale de mi 1995 à mi 2004. Elle était auparavant pasteure au sein de l’Église évangélique de Berlin-Brandebourg en République Démocratique Allemande (R.D.A. ou Allemagne de l’Est) dont elle fit partie de la direction. Une notice (en allemand) de Wikipedia Allemagne lui est consacrée. Avec Aimé Bonifas, elle a publié en 2000 le livre Les Huguenots à Berlin et en Brandebourg, de Louis XIV à Hitler (éditions de Paris Max Chaleil, Collection Bibliothèque protestante). Horsta Malinowski-Krum a publié avec Siegfried Prokop en 1994 un livre Das letzte Jahr der DDR (la dernière année de la RDA) chez l’éditeur Geselschaftswissenschaftliches Forum (Berlin).

Yves a été pasteur de l’Église Réformée des Terreaux de l’été 1986 à l’été 1995. Il est actuellement en retraite et vit à Nimes. Vous pouvez lire quelques-unes de ses prédications, comme celle sur Esaïe 35 v 3-7, sur Esaïe 42 ; Marc 1,7 ou sur Actes 02 v 42-47, ou encore celle du Carême Protestant 1990. Yves était membre du Comité Directeur de l’ACAT en 2009-2010.Il a aussi écrit un livre Pour Dieu pour l’homme protester publié chez « Les bergers et les mages » en 1995.

Jean-Pierre a été notre pasteur de l’été 1972 à l’été 1985. Vous pouvez lire une de ses prédications sur Luc 6 v 7-26.

Jean-Pierre a été notre pasteur de l’été 1963 à l’été 1972. Après avoir passé près de 20 ans au service de notre Église, Jean-Pierre est devenu président du Conseil Régional en Centre-Alpes-Rhône, puis président du Conseil National de l’Église Réformée de France. Il est décédé.

Le pasteur Daniel Atger (né le 20 mai 1923 à Intres (Ard èche),décédé le 20 mars 1988) arriva au Terreaux en 1957, en provenance de l’Église du 1er quartier, en même temps que Jean-Marie Lambert et lui succéda jusqu’en 1970. Daniel avait été auparavant pasteur à Dieulefit (1952). Il a été membre du Groupe des Dombes. Il continua son ministère à Paris au service de l’Église Réformée de l’Annonciation (1970-1974). Vous pouvez lire plusieurs de ses prédications sur le site du Carême protestant.

Jean-Marie a été au service de l’Église Réformée des Terreaux de l’été 1957 à l’été 1963. À la retraite, il vit à présent dans le Vaucluse.

Roland de Pury a été pasteur dans ce temple pendant la seconde guerre mondiale. Il a pris position à de nombreuses reprises, tant dans ses dialogues individuels que par des prises de positions pendant le culte, contre la collaboration avec l’Allemagne nazie. Il a été arrêté dans le temple par la Gestapo le jour de la Pentecôte 1943 (dimanche 30 mai) au début du culte. Il est resté enfermé plusieurs mois à la prison Saint-Paul puis au fort de Montluc à Lyon avant d’être relâché le 25 octobre 1943 en raison de sa nationalité suisse.

Son parcours fut le suivant : (source wiki-protestants)

  • Licence de lettes à Neuchâtel (1929)
  • Co-fondateur de la revue Hic et Nunc à Paris (1932)
  • Pasteur de l’église réformée de France, en Vendée (entre 1934 et 1938)
  • Pasteur de l’église réformée des Terreaux, à Lyon (1938-1957).
  • Participe à la rédaction des thèses de Pomeyrol (1941) dans lesquelles l’Église élève une protestation solennelle contre tout statut rejetant les Juifs hors des communautés humaines.
  • Missionnaire au Cameroun (1957), à la demande de la Société des missions évangéliques, puis à Madagascar (1961).
  • Aumônier universitaire à Aix-en-Provence.
  • Pasteur de l’église réformée d’Aix-en-Provence.
  • Avec son épouse, il est récipiendaire de la Médaille des Justes le 30 novembre 1976, pour son aide aux Juifs durant la deuxième Guerre Mondiale.

Roland de Pury fut assisté par le pasteur André de Roberty dont on connaît la présence en 1944.

De nombreux livres, articles et conférences lui ont été consacré, dont une page du site du journal Réforme.

André a été pasteur entre 1943 et 1944 pour seconder Roland de Pury.

 

Paul Fargues

Paul était chez nous en 1932.

Yvan Cabès

Yvan a excercé ici en 1928 et 1929.

 


 

Henri Durand-Granier (1890-1957)

Le pasteur Henri Durand-Granier fut pasteur-aumônier à l’Infirmerie Protestante de Lyon de 1926 – 1957, pendant et après le ministère de Roland de Pury au Terreaux.

Il a écrit un livre Sur la brèche publié en 1960 à l’Imprimerie nouvelle lyonnaise.

 


 

Henri Hollard

Hervé a été pasteur chez nous de l’été 1905 à l’été 1937 (1936 ?). Il a vécu la séparation des Églises et de l’État, loi qui a peu impacté l’Église des Terreaux qui était déjà indépendante car elle ne s’était pas située dans le cadre des lois organiques. Il a servi comme brancardier pendant la première guerre mondilae.

Il a préparé l’adhésion notre Église (alors Église Évangélique des Terreaux) à l’Église Réformée de France, lors du synode d’unification qui s’est tenu en 1938 à Lyon au temple du Change.


Période 1914-1918

L’intérim du pasteur Henri Hollard pendant la guerre a été assuré par les pasteurs Gambert, Raccaud, Joseph, Nanguin, Roger Hollard, Kraft, Charles Dubois et Durand-Pallot.


Suffragants de Léopold Monod

Un suffragant est un étudiant de théologie qui termine sa formation en faisant un stage pratique auprès d’un pasteur expérimenté. Ainsi pendant la période 1888-1903Léopold Monod a été entouré de MM Bès, Broux, Gampert, Berguer et Christen


B. de Watteville

Il a été pasteur bénévole dans notre Église entre 1882 et 1884.


Coste

Le pasteur Coste fut à notre service en 1876 à 1888.


Léopold Monod (1844 – 1920)

Léopold était un neveu d’Adolphe, le premier pasteur de l’Église. Il a exercé ici de 1869 à 1920, il était encore en poste lors de son décès. Pendant ce long service, notre Église employait plusieurs pasteurs.

En 1894, il prend, en chaire, fait et cause pour Dreyfus, juif, officier accusé et condamné à tort.

Il est l’auteur d’un remarquable ouvrage sur Le Problème de l’autorité.

Entre 1882 et 1887, Léopold Monod dessert aussi l’Église de Villefranche qui traversait une crise entre les Étroits (les orthodoxes) et les Large (libéraux).


Adolphe Duchemin (1833-1914)

Le pasteur Adolphe, Jacques-Adolphe pour l’état civil, Duchemin est né le 12 novembre 1833 et est mort le 05 mars 1914. Il épousa le 16 février 1864 à Eaux-Vives (Genève) Anna Merle d’Aubigné (1841-1912) et eu cinq enfants : Paul, Léopold (1871 à Lyon-1934), Marianne, Alice, Mathilde.

Il est arrivé avant Léopold Monod (en 1867) et resta en poste jusqu’en 1881. Il fut ensuite pasteur à Neuilly-sur-Seine de 1891 à 1909. Il a aussi été directeur de la Société centrale protestante d’évangélisation.

S’il ne semble pas avoir écrit personnellement de livres, il a été l’éditeur de son beau-père Jean-Henri Merle D »Aubigné en particulier pour L’histoire de la Réformation en Europe au temps de Calvin (8 volumes).


Napoléon Roussel (1805-1878)

Napoléon RousselNapoléon est né le 26 Brumaire an 14 (15 novembre 1805) à Sauve (Gard) et est décédé le 8 juin 1878 à Genève. Il a été en poste aus Terreaux de 1863 à l’été 1868 après avoir été en poste à St Étienne (1831-35), à Alger, à Marseille, et en Poitou, puis s’être retiré à Cannes en 1857.

Peu après son départ, le bulletin de notre Église indique : Nous avons perdu notre cher pasteur, M. Napoléon Roussel. Malgré une solennelle démarche tentée auprès de lui, à la demande même de l’Église, pour le retenir parmi nous, il a persisté dans sa résolution de départ et nous a quittés le 1er juillet. Sa douce bonté, sa piété sympathique et sa parole éloquente nous laissent un souvenir précieux..

Il s’était marié successivement :

  • le 14 juillet 1829 avec Antoinette Roman décédée en 1835,
  • en 1837 avec Caroline Jeanne Dunant décédée la même année,
  • le 8 novembre 1838 avec Emma Gale décédée en 1855,
  • enfin le 19 août 1857 avec Mary Stuart of Annat, née en 1824 et Officière de l’Armée du Salut dès 1844.

On peut télécharger sa bibliographie écrite par sa fille Émilie.

Il a écrit de nombreux ouvrages, parfois polémistes, parfois de fond comme  :

  • Les Déistes sans Dieu, 24 pages, 1837
  • Mon voyage en Algérie raconté à mes enfants, 1840, consultable sur Gallica,
  • Scènes évangélistee, 210 pages, 1842.
  • Le Rationalisme moderne, Réfutation de l’ouvrage intitulé l’Orthodoxie moderne, 1842
  • Dieu est infiniment bon, 15 pages 1843
  • La Religion d’argent, 8 pages, 1844
  • Catéchisme catholique. Commentaire protestant, seconde édition du Commentaire indispensable, 1846,
  • L’Evangile selon Saint Marc expliqué aux petits, ouvrage plus particulièrement destiné aux Ecoles du dimanche, 143 pages, 1860,
  • La Bible résumée, 84 pages, 1862,
  • Le Jésus de M. Renan, 81 pages, 1863
  • Les Deux Jésus, celui de M. Renan et celui de l’Évangile, 64 pages, 1864
  • Aux libres penseurs, 51 pages, 151 pages, 1865
  • Dieu dans l’univers. Les Abeilles, 1867
  • L’Égalité, quelques mots aux travailleurs, 8 pages, 1871, aussi consultable sur Gallica,
  • Les grèves : quelques mots aux travailleurs, 8 pages, 1871, sur Gallice, un pamphlet pas vraiement favorable aux grèves qui conduisent inévitablement aux révoltes dnas la rue.
  • Dieu, conscience , avenir, 1872

Clément de Faye

Clément a travaillé ici de 1855 à 1862. Il a été ensuite en poste à l’Église de la rue Belliard, à Bruxelles de 1863 à 1876.

Il a écrit :

  • L’Église de Lyon depuis l’évêque Pothin jusqu’au réformateur P. Viret (152 à 1553), précédée d’une lettre de M. Rosseeuw Saint-Hilaire, professeur d’histoire à la Sorbonne, 168 pages, 1859,
  • Les eligions de l’ancien monde, 302 pages, 1887,

Il a aussi traduit :

  • Synonymes Du Nouveau Testament du Révérend C. Trench, précédé d’une « Introduction sur L’Hellénisme », 1869,
  • Les religions de l’ancien monde Égypte, Assyrie, Babylonie, Perse, Inde, Phénicie, Étrurie, Grèce, Rome, de George Rawlinson, 1887.
  • L’Hindouisme ancien et moderne, de Mitchell Murra, 307 pages, 1900. y

Samuel Descombaz

Samuel est arrivé probablement en 1855 et est resté en poste jusquen 1870.

Il a écrit de nombreux ouvrages principalement destinés à l’enseignement dont :

  • Guide biblique, ou Harmonie et commentaire pratique et populaire de l’Ancien et du Nouveau Testament, à l’usage des évangélistes, des instituteurs, des pères de famille et des écoles en 5 ! tomes, 760 p publié en 1856 et réédité jusqu’en 1870,
  • Histoire de l’Eglise chrétienne d’après l’allemand de Barth avec de nombreuses additions sur la France et sur la Suisse française à l’usage des familles et des écoles publié 6 fois entre 1843 et 1872,
  • Christ est tout du Révérend Henry Law et traduit en français par Samuel Descombaz, publié en 1857, 469 pages, et téléchargeable gratuitement ici,
  • Église évangélique de Lyon. Le Chant, collectif par Samuel Descombaz, Blanc, E. Milsom,
  • La Réforme : Esquices historiques offertes à la jeunessepublié en 1861, au moins deux tomes,
  • Un père de famille et l’école du dimanche, 23 pages, 1861,
  • L’Evangile mis en pratique portraits et récits, 1863,
  • Trois amis, ou le Jeune homme en face de la Bible, 280 pages, 1863,

P-J Cazalet

Il a été en poste de 1854 à 1866.


Charles-Auguste Cordès (1796-1898)

Charles-Auguste Cordès (1796-1898)Ce pasteur est resté à Lyon de 1854 à 1871. Il était né le 27 janvier 1796 à Hameln (Allemagne) et décéda le 31 décembre 1898 à Genève. Il épousa le 10 septembre 1834 Renée dite Henriette Hentsch (29 avril 1816 Genève – 10 août 1880).

Gabriel Cramer

En poste de 1848 à 1851.

Il ne s’agit ni du mathématiciens (1704-1752) ni de l’imprimeur de (entre autres) Voltaire, tous deux suisses.


Victor Cuenod

Il est resté parmi nous de 1846 à 1848. Il n’a pas été répertorié sur Internet, mis à part qu’il épousa Lydie Lévade née après 1806 et décédée en 1876.


Georges Fisch (1814-1881)

Le pasteur Georges Fisch était le pasteur principal de l’Église Évangélique de Lyon de 1842 à 1855. Il y eu alors en poste quatre pasteurs, quatre évangéliques et de 8 à 11 colporteur.

L’Église disposait de locaux rue de l’Arbre Sec qui furent démolis pour permettre la création de la rue de la République. L’Église fit construire le temple actuel de la rue de la Lanterne qui fut inauguré en 1857.

Il est suffisamment connu pour qu’on trouve sa notice biographique dans l’ouvrage New Schaff-Herzog Encyclopedia of Religious Knowledge : FISCH, GEORGES Swiss protestant ; born at Nyon (14 miles north of Geneva), Switzerland, July 6, 1814; died at Vallorbe (30 miles north-west of Lausanne) July 3, 1881. After finishing his theological studies at Lausanne he was pastor of a small German church at Vévay for five years. In 1846 be went to Lyona, ‘sic) Franoe, as assistant to Adolphe Monod (q.v.) of the Free Church, whom be succeeded. In 1855 he was called to Paris to succeed Louis Bridel. He was firmly attached to the cause of the Free Churches, took part in the constitutional synod of 1849, and was president of the Synodal commission from 1863 till his death. He was the chief support of the Evangelical Alliance in France and attended the conferences at London, Paris, Berlin, Geneva, Amsterdam and New York. He was an active member of various home and foreign missionary societies. Hies principal publications are Union des églises évangéliques de Franoe (Paris, 1862); and Les États-Unis en 1861 (1802).

Ce dernier livre est consultatble, en français, sur le site de la Bibliothèque Nationale.


Pierre Laügt (1802-1881)

Pierre est né le 6 Juin 1802 à Salies de Béarn, (Pyrénées-Atrantiques) et est décédé le 16 Septembre 1881 à Plan de Baix (Drôme). Il a travaillé pour l’Église de probablement 1841 à probablement 1850.


François Bertholet-Bridel

Le troisième pasteur de la communauté est resté parmi nous en 1840 à 1844. On trouvait il y a peu une offre de vente de ses Lettres publiées pour ses amis (1865).


Charles-Auguste Cordès (1796-1898)

Notre second pasteur est né le 27 janvier 1796 à Hameln et est décédé lr 31 décembre 1898 à Genève. Il fut le successeur d’Adolphe Monod et a assuré le pastorat de 1836 à 1844.


Adolphe Monod (1802 – 1856)

Adolphe MonodFils de pasteur, il part à Genève en 1820 faire de solides études théologiques. En 1824 il est consacré pasteur.

Adolphe a participé à la création de notre Église des Terreaux (appelée alors Église Évangélique de Lyon) et en a été pasteur de 1832 à 1836 (il n’est donc resté que quatre ans). Auparavant, il avait été pasteur de l’Église Réformée de Lyon (son premier poste en France à partir de 1827). Le consistoire de Lyon demande au Ministère des Cultes sa destitution, et l’obtient en 1832 :

  • d’une part pour avoir tenu des positions publiques trop sociales contre le travail des enfants et les longues journées de travail des canuts,
  • d’autre part pour avoir une position rigide sur l’admission à la communion des nouveaux convertis (l’Église Protestante attirait alors beaucoup de catholiques déçus par leur Église revancharde pendant la Restauration).

Il quitte l’Église Évangélique de Lyon en 1836 pour devenir professeur de prédication et d’hébreu à la faculté théologique protestante de Montauban (devenue depuis la Faculté de Montpellier de l’Institut Protestant de Théologie), c’est un retour dans l’Église Réformée officielle. Il part en 1847 pour Paris où il exerce à l’Oratoire du Louvre et y vit la révolution de 1848. Il meurt peu après d’un cancer du foie.