Une visite guidée (Journées européennes du patrimoine 2019)

Une visite guidée (Journées européennes du patrimoine 2019)

J’arrive au temple vers 15h par une belle journée ensoleillée. Pas trop de monde. Je peux prendre le temps de lire les panneaux de présentation de notre orgue.

Des visiteurs, souvent timides, qu’il faut parfois rassurer, « C’est une église ? »

La visite est à 16h. Un peu avant l’heure dite, je passe dans les travées pour préparer le public. La visite va commencer… « Est-ce que ça va durer longtemps ? ». Ma foi, je n’en sais trop rien. Ce n’est pas comme si je le faisais tous les jours. Je réponds un peu au hasard « Quinze à vingt minutes ».

La visite commence avec une douzaine de participants. Je les amène dans la rue pour voir la façade. Trois stations prévues, la façade, le péristyle et la chapelle.

Devant la façade, néo-gothique XIXe siècle, je leur parle un peu d’architecture. Je leur explique que jadis une école fonctionnait jusqu’à l’instauration de l’enseignement obligatoire. Petit quizz pour rester dans l’interaction avec nos visiteurs « N’y a-t-il pas quelque chose qui vous intrigue sur la façade ? » La question les laisse perplexes. Nouvel indice, une apparente contradiction entre deux inscriptions. Pas plus de succès. Je leur explique pourquoi il est inscrit « Culte évangélique » au frontispice du temple et « Église Protestante Unie de Lyon-Terreaux » face aux visiteurs. L’occasion de leur présenter l’histoire du pasteur Adolphe Monod et de cette communauté qui n’a rejoint l’Église Réformée de France qu’en 1938.

Le groupe traverse le péristyle. Nouvel arrêt pour présenter ce lieu intermédiaire. Leur montrer l’étrangeté architecturale de la chapelle qui n’a pas pu être bâtie dans l’alignement du premier bâtiment.

Enfin, visite de la chapelle. Quelques éléments d’architecture. Et puis, on parle de tout ce qui est différent en comparaison d’une église catholique, mieux connue des visiteurs_: pas de vitraux, mais de la lumière, pas de statues, une décoration très dépouillée… J’explique les grands principes du protestantisme. Le dialogue s’installe. Les visiteurs oublient de partir et les questions fusent : « Vous ne reconnaissez pas Marie ? », « Comment devient-on pasteur ? », « Comment se déroule un culte ? ».

Le temps passe. Un beau moment d’échanges.

Olivier Durand-Evrard

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