La foi incertaine du petit matin de Pâques

La foi incertaine du petit matin de Pâques

Très tôt le dimanche matin, les femmes se rendirent au tombeau, en apportant les huiles parfumées qu’elles avaient préparées. Elles découvrirent que la pierre fermant l’entrée du tombeau avait été roulée de côté ; elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Elles ne savaient qu’en penser, lorsque deux hommes aux vêtements brillants leur apparurent. Comme elles étaient saisies de crainte et tenaient leur visage baissé vers la terre, ces hommes leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n’est pas ici, mais il est revenu de la mort à la vie. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit lorsqu’il était encore en Galilée : “Il faut que le Fils de l’homme soit livré à des pécheurs, qu’il soit cloué sur une croix et qu’il ressuscite le troisième jour.” » (Luc 24 v.1 à 7)

Source : https://lire.la-bible.net/verset/Luc/24/7/BFC

Au matin de Pâques, des femmes venues au tombeau font l’expérience de la résurrection. Mais, c’est tout d’abord l’expérience d’un grand vide. Jésus n’est plus là et le tombeau est vide. Ainsi dès le premier jour, la résurrection du Christ s’éprouve plus qu’elle ne se démontre. Et ces femmes, premières témoins de la bonne nouvelle, ne peuvent entrer dans le mystère de la résurrection bardées de certitudes. Il n’y a aucune preuve de la résurrection… Seulement une conviction… Une conviction forte qui s’installe et qui va faire du chemin au long des siècles pour venir jusqu’à nous.

En matière de foi et de conviction, les chrétiens du XXIe siècle ne sont pas plus assurés que ces femmes confrontées au vide du tombeau. Hier comme aujourd’hui, c’est par le vide qu’on entre dans la foi. C’est du vide que peut jaillir l’espérance et les petits matins qui chantent. Oui, c’est en partant du vide du tombeau que les femmes ont cru et sont allées l’annoncer aux autres…

Aujourd’hui, notre assurance n’est guère plus vaillante, et pourtant l’Église du 21e siècle ne vit que par le témoignage de ceux qui n’ont vu ni Dieu ni la résurrection du Christ et qui pourtant croient. La foi reste ce grand mystère qui nous porte, nous ouvre à l’espérance et nous anime. Nous « anime » au sens étymologique du terme, c’est-à-dire nous donne vie, nous donne « souffle de vie », nous donne une âme…

À l’automne dernier, dans la paroisse, nous avons fait le pari d’écrire un livre de témoignages où chaque membre de la paroisse pourrait dire, avec un texte personnel, sa foi et ses doutes, ce qui l’anime et ce qui le fait vivre… Nous avons déjà reçu une douzaine de textes et d’autres arrivent encore. Attention ! Dernier délai, pour envoyer votre manuscrit : Le jour de Pâques… Ensuite, viendra la parution du livre, dont nous ne manquerons pas de vous tenir informé…

Depuis la découverte du tombeau vide, elle court toujours la foi incroyable des hommes et des femmes qui placent leur confiance dans le Dieu de Jésus-Christ !

Bernard Millet

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